Exercice de style : 5 lampes iconiques pour illuminer votre intérieur

Il est de ces objets qui traversent les époques et les tendances. De leur simple présence, ils parviennent à illuminer notre intérieur… illuminer, c’est bien le mot ! Au propre comme au figuré. Découvrez 5 icônes du luminaire qui trouveront peut-être une place dans votre intérieur.

Pipistrello  

Gae Aulenti, éditée par Martinelli-Luce

Au milieu des années 1960, une jeune architecte et designer italienne dépoussière l’Art Nouveau. Gae Aulenti imagine la lampe Pipistrello, devenue aujourd’hui incontournable. L’abat-jour en méthacrylate opale prend son élan et s’élève au-dessus de la base. Du haut de son bras télescopique en inox — hommage à l’architecture des buildings des années 1930 — il diffuse une douce lumière. Toute en lignes et en courbes, cette lampe emprunte sa silhouette à la nature. Cette rencontre entre l’organique et l’industriel en fait un objet élégant et intemporel.

PH5

Poul Henningsen, édité par Louis Poulsen

Le projet PH naît très tôt dans l’œuvre de l’architecte et designer danois Poul Henningsen. Dès 1924, il assemble les abat-jours à la recherche du luminaire parfait. Il souhaite créer une lampe aussi élégante que fonctionnelle, capable d’éclairer tout en contrant l’agressivité de l’ampoule électrique. Au fil des années, son projet s’affine, toujours avec l’idée précise d’éclairer sans jamais éblouir. C’est dans la lassitude qu’aboutira finalement son projet. En 1958, las de voir les fabricants réinventer continuellement l’ampoule, il crée la PH5, une suspension composée de 5 abat-jours de différentes tailles qui s’adapte à toutes les sources de lumière. Le succès est immédiatement au rendez-vous. Aujourd’hui encore, la suspension PH5 trouve sa place dans nos intérieurs. D’elle-même elle se met en lumière dès lors qu’elle nous éclaire.

La Lampe de Marseille

Le Corbusier, éditée par Nemo 

Lorsque Le Corbusier imagine cette lampe, son inspiration naît dans le monde industriel des années 1950. La forme d’aluminium reste élémentaire et fonctionnelle. Pourtant le maître de l’architecture moderne parvient à sublimer la ligne sans la moindre complexité. Il choisit de superposer deux cônes et la lampe gagne un supplément d’âme. La silhouette alors dessinée n’est pas sans rappeler celle du tailleur-bar imaginé par Christian Dior quelques années plus tôt. C’est sûrement cette élégance simple qui nous fait aimer cette applique. Depuis plus de 60 ans, la lumière que diffuse cette applique confère à nos intérieurs une touche radieuse, comme la fameuse Cité qu’elle était venue éclairer.

L’applique Potence Pivotante

Charlotte Perriand, éditée par Nemo

La décoration n’est que fioriture. C’est la technique et la fonction qui donnent à l’objet toute sa force. C’est ainsi que Charlotte Perriand concevait le design. Lorsque la célèbre designer crée alors ce luminaire en 1938, elle revient à l’essence même de l’éclairage. Sa création ? Une ampoule portée par un bras amovible, ni plus ni moins. C’est sans doute ce minimalisme, caractéristique de son œuvre, qui confère à cette lampe son intemporalité. Aujourd’hui, fixées aux murs, ces appliques nous évoquent des créatures filiformes et espiègles, dignes de l’univers de Lewis Caroll. Curieuses, elles voguent de droite à gauche, de gauche à droite pour voir ce qu’il se passe autour d’elles.

 

Le lustre Vertigo

Constance Guisset, édité par Petite Friture

Vertigo occupe tout l’espace sans jamais s’imposer. Toujours en mouvement, ce disque aérien plane au-dessus de nos têtes. Chaque fois que nous levons les yeux vers lui commence une nouvelle rêverie. Un jour, nous voyons une samare d’érable, petit hélicoptère de notre enfance qui tournoie au vent. Le lendemain, c’est les circonvolutions d’une jupe de flamenco. Lorsqu’il s’illumine enfin, il habille toute la pièce d’ombres élancées qui dansent sur les murs au gré des courants d’air. Il nous plonge dans les délicieux vertiges de notre imagination. Iconique ? Seul l’avenir nous le dira, mais il est en passe de le devenir. Une chose est sûre, il nous a d’ores et déjà conquis.